Activités humanitaires mises en place par l'association de la casa de Dom Inacio, où oeuvre Joao de Deus.
 
La casa da sopa (la maison de la soupe) : 
 
Lors de ma première visite à la casa, je n'avais pas eu connaissance du projet de « la maison de la soupe » (La casa da sopa). C'est plus tard par un témoignage écrit par Julia Andrée, j'ai découvert cette oeuvre du coeur. Il m'a semblé tout naturel de la contacter et de lui demander de décrire elle-même ce projet qu'elle soutient au travers de l'association « CasaLumière ».
 
Julia : « A Abadiânia, village entouré de belles collines, le sol est pauvre pour l’agriculture  mais riche en cristal de quartz. La terre y est d’une belle couleur rouge et vaut tout juste pour l’élevage de quelques bovins. Beaucoup de familles de cette région du Brésil, Goias,  vivent dans une misère totale. Et apporter des crayons pour les enfants ainsi que les quelques vêtements habituels à offrir à ces gens ne m’a jamais donné satisfaction. En pensant à des solutions pour diminuer la pauvreté et améliorer la vie d’un plus grand nombre d’humains d’Abadiânia, j’ai imaginé  créer un pont de lumière entre nos deux mondes : la richesse extrême de notre continent, nous faisant littéralement suffoquer sous une surabondance matérielle peut être échangée contre cette richesse spirituelle dont déborde le cœur des Brésiliens.  L’image que j’ai devant mes yeux, ce sont deux mains qui s’enlacent, chacune donnant à l’autre ce dont elle a besoin, et recevant autant en échange.
 
Et aujourd’hui mon vœu a été exaucé : le Dr. Augusto, l’une des principales Entités de la Casa, a permis de faire revivre une ancienne tradition chrétienne : « la soupe pour les pauvres ». Appelée « Casa da Sopa », une maison destinée à distribuer des repas et du réconfort aux plus démunis a été construite grâce à des dons provenant de personnes généreuses vivant en Europe et aux USA. La principale salle peut recevoir jusqu’à cent personnes. La maison intègre une cuisine, des toilettes et des douches. Des locaux de stockage pour les aliments et les habits recueillis font aussi partie du projet et permettront d’accumuler des biens pour les distribuer aux nécessiteux. L’idée est de distribuer le mardi, le mercredi et le jeudi de la soupe, gratuitement, ainsi que des habits et des articles de première nécessité à celles et ceux qui le demandent. L’association « CasaLumière »  soutient activement ce beau projet pour que les Brésiliens de la région d’Abadiânia puissent vivre plus décemment… »
 
Voici l’interview de Julia auprès de Martin, un des traducteurs attitrés de la Casa de Dom Inacio, avant l’ouverture de la Casa da Sopa en 2002 :
- Qui es-tu ?
- Mon nom est Martin Masquera et je suis Argentin. Je suis venu ici à Abadiânia pour la première fois en 1986 avec ma mère malade. En trois jours elle a eu une opération spirituelle et c’est la première fois aussi que j’ai vu Joao et les Entités. Après, je suis venu très souvent ici, je crois au moins 14 fois, et finalement je me suis établi ici. Je suis marié avec Fernanda et nous avons trois enfants.
- Quelqu’un m’a raconté que tu es venu ici très malade, même dans un fauteuil roulant ?
- Non, j’ai eu un accident quand j’étais déjà ici. De l’autre côté de la rue il y avait une maison abandonnée, personne n’y habitait depuis longtemps. Le ballon d’un de mes enfants est tombé sur le toit, j’ai grimpé, le toit s’est effondré et j'ai chuté. Je me suis cassé le bras et je suis resté presque paralysé. J’ai subi plusieurs opérations spirituelles à la Casa de Dom Inacio, et finalement je n’ai pas eu besoin d’une opération par la chirurgie traditionnelle. Mais d’après les médecins, j’étais très près de rester dans un fauteuil roulant pour le restant de ma vie.
- Comment cela a-t-il commencé avec la Casa da Sopa ?
- A la fin octobre, l’année passée, en 2002, le médium Joao m’appela entre les deux sessions du matin et de l’après-midi et me demanda si je pouvais l’aider à bâtir une maison où l’on distribuerait la soupe pour les gens d’Abadiânia. Dans l’après-midi, quand il était en transe et qu’une Entité était incorporée en lui, c’était le Dr Augusto. Il m’a dit que la maison de la soupe était son idée pour aider la population pauvre d’Abadiânia. Et il a dit encore à ma femme et à moi : » Faites ce que bon vous semble, mais je veux que ce projet se réalise très rapidement ! Nous avons acheté le terrain que le Dr. Augusto nous a désigné, il y avait une vieille maison, nous n’avons rien pu en faire. Nous avons tout nettoyé, trouvé à Anâpolis un architecte pour réaliser les plans. La maison est vraiment la maison de l’Entité Dr. Augusto, lui-même dit : » Cette maison est ma maison !
Moi, Martin j’aide seulement et tout ce que nous faisons, c’est de réunir des fonds, d’aider les constructeurs, d’acheter les matériaux. Mais, tu sais, le Dr. Augusto, il nous fait confiance, alors nous réalisons ce projet.
- Quand penses-tu que vous pourrez distribuer la soupe ?
- D’abord nous avons pensé finir en mai 2003, il ne reste plus grand-chose à faire et j’espère que tout sera prêt en septembre ou octobre.
- Vous allez distribuer seulement la soupe ou aussi d’autres repas ?
- L’idée première était seulement la soupe  aux légumes, la même soupe distribuée à la Casa de Dom Inacio. Mais peut-être plus tard, les Entités nous feront d’autres suggestions, il y aura d’autres idées.
Nous allons avoir un endroit pour entreposer les habits collectés, un endroit pour faire la lessive pour tout le monde. Et quand toute la construction sera terminée, nous attendons que le médium Joao décide quelle suite donner au projet. Mais pour le moment nous devons attendre d’avoir terminé, et ça prend encore du temps. Tout ce qui est bien fait prend du temps et vraiment, nous avons pris les meilleurs constructeurs et les meilleurs matériaux…tout le monde est heureux !
- Même quand la construction sera finie, vous aurez encore besoin de beaucoup d’argent pour le fonctionnement de la maison ? »
- Je suis sûr que tout le monde a de bonnes intentions, les Entités et les autres qui vont nous aider à réaliser ce projet et à le poursuivre.
Beaucoup de personnes à Abadiânia doivent être heureuses. Ce projet est vraiment quelque chose qui peut aider,  beaucoup de gens sont dans le besoin ici, mais c’est comme avec tout, certains vont aimer ce projet énormément et d’autres vont avoir un autre point de vue, la vie est comme ça ! Tu ne peux jamais, jamais rendre heureux tout le monde. Mais je suis certain que ça va aider beaucoup de monde par ici, tu sais, la situation en Amérique du Sud n’est pas facile !
Tous les jours je mets énormément d’énergie dans le projet et généralement je rentre dans mon pays tous les trois mois pour voir ma fille, mais malheureusement cette année je n’ai pas pu aller, je suis resté ici pour terminer le projet.
 
Julia : Un jour j’ai aussi demandé à Martin s’il  n’est pas plus judicieux d’apprendre aux gens à pêcher au lieu de leur donner du poisson.
« Bien sûr », répond-il, « nous avons aussi pensé à cela, mais pour le moment nous ne savons pas comment le projet de la Casa da Sopa va se développer, tout est ouvert, l’aventure commence seulement… ! »
Julia : La Casa da Sopa s’est ouverte  seulement en 2005, une responsable de l’administration d’Abadiânia a tout essayé pour faire couler le projet. Finalement,  paraît-il, elle a passé dans le bureau du médium Joao et une heure après elle est sortie en pleurs et a donné le lendemain son accord pour l’ouverture.
Le garage qui était vide s’est rempli depuis d'enfants. Les bénévoles ont ouvert un espace de créativité pour eux. Ce qui étonne toujours tous les visiteurs, c’est la grande propreté et la beauté du lieu. Les larmes coulent facilement quand on monte un étage et qu’on se trouve dans la grande salle du médium Joao.
Environ 80 à 120 assiettées de soupe (le mardi enrichie de tofu, le mercredi de poulet et le jeudi de bœuf) sont distribuées  toute la journée. Depuis quelque temps ils servent aussi des vrais repas avec du riz, haricots, poulet et salade.  Il y a quelques mois, quand j’étais en visite avec un groupe et que nous étions en train de déguster la soupe avec un excellent morceau de pain, fait maison, une femme, ridée comme une vieille pomme, est venue nous serrer la main à nous tous. Elle a expliqué : « Grâce à vous, grâce à votre générosité, vous avez construit une belle maison pour les pauvres comme moi, et grâce à vous j’ai retrouvé ma dignité, avant, je ne savais pas où aller, mais ici je retrouve des connaissances, de l’aide, de la nourriture et des habits, merci, merci (obrigada, obrigada…) »
Joao a dit lui-même qu’il faudrait ouvrir beaucoup d’endroits comme celui-là  pour les pauvres. En France nous les appelons les « Restos du cœur ».
Naturellement, les gens de la région ont toujours besoin de nos dons, en argent ou en vêtements. L’année passée en juin, quand la température a chuté et qu’il a fait assez froid, 7° le matin, les rayons d’habits de la Casa da Sopa se sont  presque vidés, surtout des habits d’enfants. Des personnes avec des enfants ont fait la queue pour recevoir des vêtements un peu plus chauds et la responsable a dit que, si le froid continuait, il n’y aurait plus d’habits à distribuer…
Mais il y aussi d’autres projets qui surgissent : ouvrir un dispensaire médical, entre autres. D’après certaines rumeurs, un donateur a déjà fait une donation pour une ambulance.
Merci pour votre aide, sans vous ce beau projet n’aurait pas pu  exister et se développer et la population d’Abadiânia et des environs en a un urgent besoin.
Voilà la suite du feuilleton Casa da Sopa qui n’est, de loin, pas terminé.
 
Julia Andrée.
 

Dans un documentaire vidéo réalisé sur la casa de Dom Inacio et en hommage à Joao de Deus, c'est avec grande émotion et au bord des larmes, que Joao déclarait : « Je sais ce que c'est d'avoir faim... Je viens d'une famille pauvre... Il faut lancer des soupes populaires comme celle-ci, dans d'autres endroits. » C'est là, entre autres, que nous nous apercevons que Joao est un homme de coeur et d'immense compassion. Merci.
 
Des distributions de cadeaux pour les enfants ont aussi lieu au moment des fêtes de Noël.
Cette oeuvre de fraternité permet aux plus nécessiteux à s'y rendre et aucune différence n'est faite entre riches et pauvres. Chacun y est accueilli pour partager ce repas, au sein de cette communauté basée sur la compassion et l'amour de son prochain, sans aucune distinction de quelque nature que ce soit.
Un soutien financier a été mis en place par Joao, afin que les enfants en âge d'apprendre un métier, puissent poursuivre des études.
Les personnes sans domicile peuvent y prendre une douche et un service de nettoyage des vêtements a été créé.
 
Pour étendre cette oeuvre humanitaire, une clinique dentaire est en construction, afin d'offrir des soins à tous ceux qui ne peuvent se les payer. En effet, il n'y a pas de sécurité sociale et les soins dentaires, sont inaccessibles pour un nombre important de la population.
 
Tous les visiteurs venant à la casa, peuvent réserver un espace dans leur valise pour amener et faire des dons : vêtements et chaussures pour tous, petits et grands (sans oublier les enfants en bas âge à qui nous ne pensons pas toujours), objets de première nécessité (brosses à dents, dentifrices, fournitures scolaires, couches, etc.) et aussi des jeux pour Noël.
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Jean de Dieu
Rencontrez le médium-guérisseur brésilien
Joao de Deus (Jean de Dieu).
A la casa de Saint Ignace de Loyola